Algeria

  Ahlam Mosteghanemi

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About Ahlam in French.
AboutAhlam in Arabic.



The late poet Nizar Kabbani once said of Ahlam Mosteghanemi's novel "Memory in the Flesh," "It made me dizzy. Rarely does a novel make my head go round."
(Mosteghanemi.com; Mosteghanemi.net; Al Ahram Weekly – 24-30/12/98; "Khalleek Bil Bayt," Future Television – 20/01/03)

In a career spanning over 25 years, the Algerian Mosteghanemi authored best-selling novels such as "Memory in the Flesh," "Chaos of the Senses" and "Passer by a Bed." She became the first Algerian woman to write a novel in the Arabic language and the first contemporary Arab author to sell hundreds of thousands of copies of her work and dominate book charts for years in Lebanon, Jordan, Syria, Tunisia, and the UAE.

In 1998, Mosteghanemi received the Naguib Mahfouz prize for "Memory in the Flesh," a novel about Algeria's struggle against foreign domination and the problems that plagued the emerging nation after its independence. The committee granting her the prize described the author as "a light that shines bright in this dense darkness. She was able to break out of the linguistic exile that French colonialism banished Algerian intellectuals to."

Mosteghanemi's father Mohamed El Cherif, a native of Constantine, Algeria, struggled against the French occupation and lost his two brothers in an anti-French demonstration in the mid-1940s. Wanted by the French police for his resistance activities, he fled with his family to Tunisia, where he worked as a French teacher. His first child, Ahlam was born in an atmosphere charged with politics a few years before the Algerian revolt in 1954. Her father's house in Tunisia was a halfway house for Algerian resistance fighters.

After independence in 1962, the family returned to Algeria to settle in Algiers. The father sent his eldest daughter to the first Arabic school in Algeria, making Ahlam one of the first of her generation to receive instruction in her native tongue.

El Cherif suffered a mental breakdown shortly before Ahlam's 18th birthday, forcing her to work for the Algerian radio service to support her family. Her late-night show "Hamsat" (Whispers) established her as a promising poet. Mosteghanemi's first poetry anthology "Ala Marfa' Al Ayam" (On the Harbour of Time) was published in 1973 in Algeria. She followed up in 1976 with the "Kitaba Fi Lahzat Ory" (Writing in a Moment of Nudity) anthology.

Mosteghanemi left Algeria in the 1970s for Paris, where she married a Lebanese journalist and became a full-time mother. After earning a PhD from the Sorbonne in the 1980s, she published her first novel "Zakirat Al Jasad" (Memory in the Flesh) in 1993. The book is currently in its 19th edition and has sold over 130,000 copies. Her success continued with "Chaos Of The Senses" (Fawadal Hawass, Beirut 1997) and "Passer by a Bed" (Aber Sarir, Beirut 2003), both of which continue the story Mosteghanemi started in "Memory in the Flesh."

"Zakirat Al Jasad" is a stream-of-consciousness novel dedicated to Mosteghanemi's father and to the late francophone Algerian novelist and poet Malek Haddad (1927-1978), who decided to no longer write in foreign languages after independence, but ended up not writing anything. As Mosteghanemi points out in her dedication, Haddad "died a loving martyr of the Arabic language."

Mosteghanemi's writings evoke nostalgia for a nation "that lives in us but that we don’t live in." Now a resident of Beirut, her works express passion for an Algeria that the author misses and disappointment in a generation that could not build a strong nation after 130 years of colonialism. Her novels reach beyond the borders of their setting to tell a story of unrealized dreams and tragic becoming, making her tales significant to readers from across the Arab world.

Publications :
Aber Sereer (Passing through Beds) [Novel, 2003]
Fawda al-Hawass (Chaos of the Senses) [Novel, 1997]
Dhakirat Al Jasad (Memory in the Flesh) [Novel, 1993]
Algerie, Femmes et Ecritures [Thesis, L'Harmattan, 1982]
al-Kitaba fi Lahzati 'Uri (Writing at the Moment of Nakedness) [Novel, 1976]
ala Marf' al-Ayyam [Collection of Poetry, 1973]

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 Ahlem Mustaghanemi


Ahlem est un écrivain qui dissimule à travers ses romans un père fantastique qui « hante » sa plume..

Je n'irais pas jusqu’à dire qu’il tient « la clef » de ses romans mais il est indéniable qu’il lui fit porter tout le poids de son histoire personnelle laquelle se confond avec l’histoire de l’Algérie.

Son père Mohammed Chérif est un homme très attaché à la poésie et aux auteurs classiques français. C’est un être extrêmement sensible qui adore faire partager Voltaire, Victor Hugo, et Jean Jacques Rousseau à la première personne qui lui prêterait une oreille attentive.


Cet homme est capable de te relater une bonne partie de l’histoire du nationalisme Algérien et des centaines d’anecdotes sur Constantine sa ville natale, constamment présente dans presque toute discussion à laquelle il participe.

Ahlem, sa fille aînée, a grandi dans un milieu familial dans lequel le père joue un rôle central.

Elle se sentait très proche du père, et à travers lui, de l’oncle considéré comme son frère aîné. Elle subissait déjà les soubresauts de la politique après l'independance qui lui a permis de découvrir une autre facette de la blessure algérienne ( la prise du pouvoir par le colonel Houari Boumediene et la tentative de coup d’Etat du colonel Tahar Zbiri ).


Elle vivait la plaie Algérienne chaque jour à travers la vie de son père militant du P.P.A ( Parti du Peuple Algérien ) qui avait connu - en son temps- la prison française à la suite des manifestations des algériens revendiquant ouvertement l’indépendance, un certain 8 Mai 1945 à Constantine.


Ahlem n’est pas étrangère à ce présent proche de nos mémoires, ni à ce passé qui pèse sur nous. Elle les porte en elle. Son père est présent partout dans ses écrits, même lorsqu’il n’apparaît pas.

Lorsque la guerre d’Algérie éclata ses cousins aînés ( Azzedine et Houba ) avaient toujours saisi la moindre occasion pour se solidariser avec les Moudjahidines notamment en participant aux manifestations estudiantines qui avaient éclattées à Tunis. Ils avaient fini dès 1955 par rejoindre le maquis des Aurès.


Il reste jusqu’à présent dans la mémoire d’Ahlem certaines traces de cette période, d’autant que la maison du père en cette phase cruciale de la révolution était devenu un lieu où convergeaient les moudjahidines, ceux qui partaient pour rejoindre le maquis, ou ceux qui revenaient pour se soigner.C’est ce qui advint d’ailleurs à Azzedine devenu plus tard un officier supérieur de l’ALN.


Le père, haut fonctionnaire, fut victime d'une dépression dès 1967 en partie à cause de son incapacité à gérer les conflits gènérés par la prise du pouvoir par le colonel Houari Boumediene en 1965.

Il devra fréquenter de manière assidue le service de psychiatrie de l’Hospital de l’armée.

Ahlem était adolescente à cette période.

Elle était lycéenne au lycée Aïcha, l’aînée d’une famille de quatre enfants.A elle revenait « le plaisir » de rendre visite à son père hospitalisé à l’hôpital de l’ANP de Bab El Oued au moins trois fois par semaine.

La maladie de son père était d’une certaine manière la maladie de l’Algérie. C’est ainsi qu’elle la percevait.


En plus de son travail quotidien qui le conduisait à effectuer plusieurs missions à l’intérieur du pays, conseiller auprés de la présidence pour les questions agricoles, il animait une émission radio en langue française, consacrée à la sensibilisation des auditeurs aux problèmes liés à la mise en œuvre de l'autogestion des terres agricoles abandonnées par les colons .
Ahlem était toute fière d’écouter son père à la radio.Quelques années plus tard elle en fit de même.

Par ailleurs toujours dans la cadre du bénévolat, le père consacrait une partie de son temps libre à rédiger des ouvrages destinés à l’alphabétisation, compagne lancée par le président Ben Bella.

Le soir venu, il s’assurait que les enfants dormaient, puit se remettait au travail.

Lorsque Ahlem toute jeune ( 18 ans ) présentait son émission radio à succès « hamassat », lorsqu’elle se publiait des articles dans les journaux, lorsqu’elle décrochait son Baccalauréat, son père en ces moments là était hospitalisé pour elle c'était une souffrance. Une certaine Algérie qui faisait tout dans la douleur.


Au début des années soixante dix Ahlem se rendit à Paris.
Mariée à journaliste Libanais sympathisant de la lutte algérienne, elle se consacra aux études universitaires, couronnées par la soutenance d'une thèse ayant pour titre "Algérie femme et écritures", tout en élevant ses trois enfants.

Au début des années quatre vingt elle renoua avec la littérature en collaborant à plusieurs revues éditées à Paris et à Londres.

Ahlem, même si elle fait partie de la nouvelle génération d’écrivains, elle a derrière elle néanmoins un quart de siècle d’activité dans le domaine de la littérature et du journalisme.


Aujourd’hui elle vient de créer le prix Malek Haddad un alibi à l’amour de l’écriture.
Les algériens ont de formidables aptitudes croit-elle et sont capables de magnifiques prouesses pour peu qu’on leur fasse confiance, et qu’on les mettent sur les rails.

N’est ce pas la plus belle des ambitions que de voir d'autres talents reprendre goût à l’écriture...

PS : Que les " internautes lecteurs " ne s'imaginent pas que par mégarde, j'ai mis tout au long de ces paragraphes, au devant de la scène, le père, et qu' à Ahlem j'ai presque attribué un rôle second .

Croyez-moi tout comme le père se confond avec l'histoire de l'Algérie contemporaine, Ahlem lui emboite le pas, non seulement pour se placer à travers lui en tant que témoin d'une époque, mais aussi pour le perpétuer à l'infini.......

Mourad Mosteghanemi

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حلام مستغانمي كاتبة تخفي خلف روايتها أبًا لطالما طبع حياتها بشخصيته الفذّة وتاريخه النضاليّ. لن نذهب إلى القول بأنّها أخذت عنه محاور رواياتها اقتباسًا. ولكن ما من شك في أنّ مسيرة حياته التي تحكي تاريخ الجزائر وجدت صدى واسعًا عبر مؤلِّفاتها.

كان والدها "محمد الشريف" من هواة الأدب الفرنسي. وقارئًا ذا ميول كلاسيكيّ لأمثال :
Victor Hugo, Voltaire, Jean Jaques Rousseau . يستشف ذلك كلّ من يجالسه لأوّل مرّة. كما كانت له القدرة على سرد الكثير من القصص عن مدينته الأصليّة مسقط رأسه "قسنطينة" مع إدماج عنصر الوطنيّة وتاريخ الجزائر في كلّ حوار يخوضه. وذلك بفصاحة فرنسيّة وخطابة نادرة.

هذا الأبّ عرف السجون الفرنسيّة, بسبب مشاركته في مظاهرات 8 ماي 1945 . وبعد أن أطلق سراحه سنة 1947 كان قد فقد عمله بالبلديّة, ومع ذلك فإنّه يعتبر محظوظاً إذ لم يلق حتفه مع من مات آنذاك ( 45 ألف شهيد سقطوا خلال تلك المظاهرات) وأصبح ملاحقًا من قبل الشرطة الفرنسيّة, بسبب نشاطه السياسي بعد حلّ حزب الشعب الجزائري. الذي أدّى إلى ولادة ما هو أكثر أهميّة, ويحسب له المستعمر الفرنسي ألف حساب: حزب جبهة التحرير الوطني FLN .

وأمّا عن الجدّة فاطمة الزهراء, فقد كانت أكثر ما تخشاه, هو فقدان آخر أبنائها بعد أن ثكلت كل إخوته, أثناء مظاهرات 1945 في مدينة قالمة. هذه المأساة, لم تكن مصيراً لأسرة المستغانمي فقط. بل لكلّ الجزائر من خلال ملايين العائلات التي وجدت نفسها ممزّقة تحت وطأة الدمار الذي خلّفه الإستعمار. بعد أشهر قليلة, يتوّجه محمد الشريف مع أمّه وزوجته وأحزانه إلى تونس كما لو أنّ روحه سحبت منه. فقد ودّع مدينة قسنطينة أرض آبائه وأجداده.

كانت تونس فيما مضى مقرًّا لبعض الرِفاق الأمير عبد القادر والمقراني بعد نفيهما. ويجد محمد الشريف نفسه محاطاً بجوٍّ ساخن لا يخلو من النضال, والجهاد في حزبي MTLD و PPA بطريقة تختلف عن نضاله السابق ولكن لا تقلّ أهميّة عن الذين يخوضون المعارك. في هذه الظروف التي كانت تحمل مخاض الثورة, وإرهاصاتها الأولى تولد أحلام في تونس. ولكي تعيش أسرته, يضطر الوالد للعمل كمدرّس للّغة الفرنسيّة. لأنّه لا يملك تأهيلاً غير تلك اللّغة, لذلك, سوف يبذل الأب كلّ ما بوسعه بعد ذلك, لتتعلَّم ابنته اللغة العربيّة التي مُنع هو من تعلمها. وبالإضافة إلى عمله, ناضل محمد الشريف في حزب الدستور التونسي (منزل تميم) محافظًا بذلك على نشاطه النضالي المغاربيّ ضد الإستعمار.

وعندما اندلعت الثورة الجزائريّة في أوّل نوفمبر 1954 شارك أبناء إخوته عزّ الدين وبديعة اللذان كانا يقيمان تحت كنفه منذ قتل والدهما, شاركا في مظاهرات طلاّبيّة تضامنًا مع المجاهدين قبل أن يلتحقا فيما بعد سنة 1955 بالأوراس الجزائريّة. وتصبح بديعة الحاصلة لتوّها على الباكالوريا, من أولى الفتيات الجزائريات اللاتي استبدلن بالجامعة الرشّاش, وانخرطن في الكفاح المسلَّح. ما زلت لحدّ الآن, صور بديعة تظهر في الأفلام الوثائقية عن الثورة الجزائرية. حيث تبدو بالزي العسكري رفقة المجاهدين. وما زالت بعض آثار تلك الأحداث في ذاكرة أحلام الطفوليّة. حيث كان منزل أبيها مركزاً يلتقي فيه المجاهدون الذين سيلتحقون بالجبال, أو العائدين للمعالجة في تونس من الإصابات.

بعد الإستقلال, عاد جميع أفراد الأسرة إلى الوطن. واستقرّ الأب في العاصمة حيث كان يشغل منصب مستشار تقنيّ لدى رئاسة الجمهوريّة, ثم مديراً في وزارة الفلاحة, وأوّل مسؤول عن إدارة وتوزيع الأملاك الشاغرة, والمزارع والأراضي الفلاحيّة التي تركها المعمّرون الفرنسيون بعد مغادرتهم الجزائر. إضافة إلى نشاطه الدائم في اتحاد العمال الجزائريّين, الذي كان أحد ممثليه أثناء حرب التحرير. غير أن حماسه لبناء الجزائر المستقلّة لتوّها, جعله يتطوّع في كل مشروع يساعد في الإسراع في إعمارها. وهكذا إضافة إلى المهمّات التي كان يقوم بها داخليًّا لتفقّد أوضاع الفلاّحين, تطوَّع لإعداد برنامج إذاعي (باللّغة الفرنسيّة) لشرح خطة التسيير الذاتي الفلاحي. ثمّ ساهم في حملة محو الأميّة التي دعا إليها الرئيس أحمد بن بلّة بإشرافه على إعداد كتب لهذه الغاية.

وهكذا نشأت ابنته الكبرى في محيط عائلي يلعب الأب فيه دورًا أساسيًّا. وكانت مقرّبة كثيرًا من أبيها وخالها عزّ الدين الضابط في جيش التحرير الذي كان كأخيها الأكبر. عبر هاتين الشخصيتين, عاشت كلّ المؤثّرات التي تطرأ على الساحة السياسيّة. و التي كشفت لها عن بعد أعمق, للجرح الجزائري (التصحيح الثوري للعقيد هواري بومدين, ومحاولة الانقلاب للعقيد الطاهر زبيري), عاشت الأزمة الجزائرية يومًّا بيوم من خلال مشاركة أبيها في حياته العمليّة, وحواراته الدائمة معها.
لم تكن أحلام غريبة عن ماضي الجزائر, ولا عن الحاضر الذي يعيشه الوطن. مما جعل كلّ مؤلفاتها تحمل شيئًا عن والدها, وإن لم يأتِ ذكره صراحة. فقد ترك بصماته عليها إلى الأبد. بدءًا من اختياره العربيّة لغة لها. لتثأر له بها. فحال إستقلال الجزائر ستكون أحلام مع أوّل فوج للبنات يتابع تعليمه في مدرسة الثعالبيّة, أولى مدرسة معرّبة للبنات في العاصمة. وتنتقل منها إلى ثانوية عائشة أم المؤمنين. لتتخرّج سنة 1971 من كليّة الآداب في الجزائر ضمن أوّل دفعة معرّبة تتخرّج بعد الإستقلال من جامعات الجزائر.
لكن قبل ذلك, سنة 1967 , وإثر إنقلاب بومدين واعتقال الرئيس أحمد بن بلّة. يقع الأب مريضًا نتيجة للخلافات "القبليّة" والانقلابات السياسيّة التي أصبح فيها رفاق الأمس ألدّ الأعداء.

هذه الأزمة النفسيّة, أو الانهيار العصبيّ الذي أصابه, جعله يفقد صوابه في بعض الأحيان. خاصة بعد تعرّضه لمحاولة اغتيال, مما أدّى إلى الإقامة من حين لآخر في مصحّ عقليّ تابع للجيش الوطني الشعبيّ. كانت أحلام آنذاك في سن المراهقة, طالبة في ثانوية عائشة بالعاصمة. وبما أنّها كانت أكبر إخواتها الأربعة, كان عليها هي أن تزور والدها في المستشفى المذكور, والواقع في حيّ باب الواد, ثلاث مرّات على الأقلّ كلّ أسبوع. كان مرض أبيها مرض الجزائر. هكذا كانت تراه وتعيشه.

قبل أن تبلغ أحلام الثامنة عشرة عاماً. وأثناء إعدادها لشهادة الباكلوريا, كان عليها ان تعمل لتساهم في إعالة إخوتها وعائلة تركها الوالد دون مورد. ولذا خلال ثلاث سنوات كانت أحلام تعدّ وتقدّم برنامجًا يوميًا في الإذاعة الجزائريّة يبثّ في ساعة متأخرّة من المساء تحت عنوان "همسات". وقد لاقت تلك "الوشوشات" الشعريّة نجاحًا كبيرًا تجاوز الحدود الجزائرية الى دول المغرب العربي. وساهمت في ميلاد إسم أحلام مستغانمي الشعريّ, الذي وجد له سندًا في صوتها الأذاعيّ المميّز وفي مقالات وقصائد كانت تنشرها أحلام في الصحافة الجزائرية. وديوان أوّل أصدرته سنة 1971 في الجزائر تحت عنوان "على مرفأ الأيام".

في هذا الوقت لم يكن أبوها حاضراً ليشهد ما حقّفته ابنته. بل كان يتواجد في المستشفى لفترات طويلة, بعد أن ساءت حالته.
هذا الوضع سبّب لأحلام معاناة كبيرة. فقد كانت كلّ نجاحاتها من أجل إسعاده هو, برغم علمها أنّه لن يتمكن يومًا من قراءتها لعدم إتقانه القراءة بالعربية. وكانت فاجعة الأب الثانية, عندما انفصلت عنه أحلام وذهبت لتقيم في باريس حيث تزوّجت من صحفي لبناني ممن يكنّون ودًّا كبيرًا للجزائريين. وابتعدت عن الحياة الثقافية لبضع سنوات كي تكرِّس حياتها لأسرتها. قبل أن تعود في بداية الثمانينات لتتعاطى مع الأدب العربيّ من جديد. أوّلاً بتحضير شهادة دكتوراه في جامعة السوربون. ثمّ مشاركتها في الكتابة في مجلّة "الحوار" التي كان يصدرها زوجها من باريس, ومجلة "التضامن" التي كانت تصدر من لندن. أثناء ذلك وجد الأب نفسه في مواجهة المرض والشيخوخة والوحدة. وراح يتواصل معها بالكتابة إليها في كلّ مناسبة وطنية عن ذاكرته النضاليّة وذلك الزمن الجميل الذي عاشه مع الرفاق في قسنطينة.

ثمّ ذات يوم توّقفت تلك الرسائل الطويلة المكتوبة دائمًا بخط أنيق وتعابير منتقاة. كان ذلك الأب الذي لا يفوّت مناسبة, مشغولاً بانتقاء تاريخ موته, كما لو كان يختار عنوانًا لقصائده. في ليلة أوّل نوفمبر 1992 , التاريخ المصادف لاندلاع الثورة الجزائريّة, كان محمد الشريف يوارى التراب في مقبرة العلياء, غير بعيد عن قبور رفاقه. كما لو كان يعود إلى الجزائر مع شهدائها. بتوقيت الرصاصة الأولى. فقد كان أحد ضحاياها وشهدائها الأحياء. وكان جثمانه يغادر مصادفة المستشفى العسكري على وقع النشيد الوطنيّ الذي كان يعزف لرفع العلم بمناسبة أوّل نوفمبر. ومصادفة أيضًا, كانت السيارات العسكريّة تنقل نحو المستشفى الجثث المشوّهة لعدّة جنود قد تمّ التنكيل بهم على يد من لم يكن بعد معترفًا بوجودهم كجبهة إسلاميّة مسلّحة.

لقد أغمض عينيه قبل ذلك بقليل, متوجّسًا الفاجعة. ذلك الرجل الذي أدهش مرة إحدى الصحافيّات عندما سألته عن سيرته النضاليّة, فأجابها مستخفًّا بعمر قضاه بين المعتقلات والمصحّات والمنافي, قائلاً: "إن كنت جئت إلى العالم فقط لأنجب أحلام. فهذا يكفيني فخرًا. إنّها أهمّ إنجازاتي. أريد أن يقال إنني "أبو أحلام" أن أنسب إليها.. كما تنسب هي لي".
كان يدري وهو الشاعر, أنّ الكلمة هي الأبقى. وهي الأرفع. ولذا حمَّل ابنته إرثًا نضاليًا لا نجاة منه. بحكم الظروف التاريخيّة لميلاد قلمها, الذي جاء منغمسًا في القضايا الوطنيّة والقوميّة التي نذرت لها أحلام أدبها. وفاءًا لقارىء لن يقرأها يومًا.. ولم تكتب أحلام سواه. عساها بأدبها تردّ عنه بعض ما ألحق الوطن من أذى بأحلامه.

مراد مستغانمي شقيق الكاتبة

 


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